05.02.2009
ET UN BOULOT, ET UN !
Tout d'abord, permettez-moi de vous présenter mes excuses si j'ai été tenu à l'ecart de mon clavier ces derniers jours, c'est tout simplement parce que je n'avait pas d'ordinateur, celui-ci étant en réparation, et donc cela a pris un peu de temps...j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. C'est en tout cas avec grand plaisir que je vous retrouvent, mes fidèles lecteurs...
J'ai donc une grande nouvelle à vous annoncer : figurez-vous que j'ai retrouvé du taf ! Oui-oui...un vrai petit exploit par les temps qui courrent. Alors, elle méritait à elle toute seule que j'y consacre un post ! Pas plus tard que la semaine dernière, je reçoit chez moi un coup de fil de L'ANPE pour me proposer une offre. Mon interlocutrice m'annonce qu'une auto-école située dans la ville voisine de Mormant, Winner's permis pour ne pas la nommer, recherche un candidat pour assurer l'accueil. C'est un poste d'employé administratif me dit-t'elle, le job consiste a recevoir les candidats au local, tenir le standard telephonique, lancer les séries de code à l'aide du DVD sur le videoprojecteur, suivre les resultats des éléves et les corrections des boîtiers sur le logiciel interne et bien sûr enregistrer les nouveaux inscrits, leur expliquer les tarifs, vérifier les pièces, gérer l'agenda pouir les leçons etc.
La suite me plaît moins : elle m'annonce que c'est un CDD de 2 mois, pour 30h/semaine, payé 9 euros/heure, soit un poil de plus que le SMIC horaire, ce qui me fait tiquer car je risque de toucher moins qu'avec mon allocation chômage. Mais, ajoute-t'elle aussitôt, c'est une sorte de période d'essai pour voir comment je me débrouille, et que, il est prévu qu'il soit transformé en CDI à temps plein. (35 heures) Là, je respire...
Elle me file les coordonnées de l'employeur et m'enjoint de le contacter au plus vite. Finalement, je tente ma chance et je m'execute, Bien m'en a pris ! Le lendemain, rendez-vous est fixé à 14h30 à Mormant. Vous pensez, je m'étais mis sur mon 31 pour l'occasion : costume, chemise, à rayures qui va bien, pompes assorties, et coupe à la beau gosse...Agréable surprise : c'est une belle plante qui m'accueille, une charmante blonde aux yeux bleus. Je m'assois en face d'elle et je suis comme hypnotisé par sa beauté. C'est elle la patronne, et devinez quoi, elle a mon âge, 33 ans !
Le bureau de Mormant est déjà ouvert depuis près de 2 ans mais elle vient d'ouvrir une antenne à Nangis avec son mari, et recherchait un employé pour tenir la "boutique" pendant qu'elle donne les leçons de conduite. L'entretien est vite expédié, en 10mn. La belle sait ce qu'elle veut : elle m'annonce d'entrée de jeu qu'elle voulait un gars, ca me dit-t'elle, elle craignait qu'une nana se fasse draguer ou se laisse marcher sur les pieds par les petits loustics du quartier. Ca tombe plutôt bien pour moi ! Je n'ai pas mis longtemps à la convaincre et j'ai déroulé mon speetch sûr de moi. J'ai tout de suite remarqué quand je me suis présenté à elle au bureau son regard surpris en me voyant porter beau. J'ai dû lui faire de l'effet ! Il faut dire que les clients de l'auto-école sont principalement les jeunes du quartier, alors elle est plus habituée au style racaille : bonnet visé sur la tête, baguy et MP3 à donf qu'un mec qui s'amene en costard ! Forcement, ça fait un choc, lol.
Un bon point pour moi donc. Elle s'enquiert de ma disponibilité et me demande si je peux venir vendredi après-midi voir comment je me débrouille. Cela ne pose pas de problème, j'accepte. Je savais que je tenais le bon bout, et puis, elle a été rassuré par le fait que j'habite à Chaumes, à quelques kilomètres. Elle finit par me dire qu'elle va en parler avec son mari et qu'elle me rapelle dans une heure. Simple formalité pour faire durer le suspense ! Mais à ce moment-là, je sais que j'ai gagné la partie.
Elle me rapellera dans la soirée pour me confirmer mon embauche. Voilà une affaire rondement menée, qu'est-ce que j'aimerais que tout mes entretiens se déroulent comme ça !
09:33 Publié dans CHRONIQUES DE LA VIE | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : taf, boulot, auto-ecole |
|
Digg
31.12.2008
SOURIEZ...VOUS ETES PLACARDISE !
C'est avec un intérêt certain que j'ai lu ce billet sur le blog http://roget.biz/ qui donne quelques précieux conseils pour savoir bloguer discrétos en situation de placardisation. Voilà un billet qui ne manque pas de sel ! L'Auteur y explique pourquoi cette situation inconfortable qui lui est tombé dessus au retour d'une absence prolongée pour cause de voyage au Brésil, s'est révelée être en fait une bonne expérience qu'il a mise à profit pour bloguer sur son lieu de travail et relater son expérience dans un journal de bord au titre provoc' : "vivementquejemecasse!" son souhait à d'ailleurs été exhaussé puisqu'il s'est retrouvé viré un an plus tard.
Mon expérience n'est pas tout à fait la même, car je n'ai pas été "placardisé" au sens strict du terme, quoi que... disons que mes fonctions à la SNCF s'apparentaient effectivement à un placard qui n'était même pas "doré" lol. Ca, c'est un privilège de cadre ! On est décidemment pas égaux devant le placard, c'est comme dans la vraie vie quoi ! Disons que c'était un placard un peu spécial, je n'étais à l'écart de personne, un placard aux portes grandes ouvertes en quelque sorte ! Mais j'avais bien mon fidèle ami, le fax, à mes côtés...voilà pour le décor.
Ce placard qui s'est éternisé pendant 5 ans m'a d'ailleurs conduit à exprimer avec mes mots à moi mon ressenti sur un ancien blog, sur un ton humoristique et décalé qui n'a pas été du goût de certains, et qui s'est soldé par un licenciement, comme pour l'auteur de ce billet. Dans mon cas, cela faisait donc 5 ans que je souffrais le martyr dans une petite gare de campagne, où, je ne savais pas au juste pourquoi je me levais à 4h45 les week-ends et jours fériés pour aller "travailler". Travail qui consistait à gérer l'information des voyageurs en gare. On ne m'a d'ailleurs pas vraiment laissé le choix quand on m'a proposé le poste, c'était ça ou bien la porte, alors j'ai accepté. Et puis, quand vous êtes contractuel, vous ne pouvez pas trop vous permettre de faire la fine bouche. Mais j'aurai dû avoir la puce à l'oreille qu'aucun agent titulaire n'accepte de prendre le poste, c'était louche...
Ce fût 5 ans de gâchis, 5 années qui ne m'ont rien apporté sur le plan professionnel difficile de "vendre" une telle expérience à un employeur, annoncer des trains, n'importe quel crétin peut le faire ! On m'a donc laissé vegeter durant tout ce temps en restant contractuel, sans aucune perspective d'être titularisé, et après, on s'étonne de ma démotivation ! 5 années passées dans des fonctions routinières, a rabâcher toujours les mêmes phrases, aux mêmes heures : << mesdames, messieurs, votre attention s'il vous plaît...>> passionnant, n'est-ce pas? Qui n'aurait pas craqué au bout d'un moment? De toute façon, je ne l'ai jamais caché, et ça s'en ressentait dans mon travail. J'avais tellement de temps libre, notamment les week-ends, de longues heures sans annonces, que j'enmenais mon lecteur DVD en gare pour mater des films ! Quand à mon collègue aiguilleur à côté de moi, lui, il jouait à Counter Strike sur son PC. Il y avait belle-lurette que j'avais fait le tour de mon "travail" et je m'ennuyais profondement. Entre nous, nous en convenions volontiers : Le soir à partir de 18h jusqu'à ce que les trains s'arrêtent vers 1h40 du mat', le dimanche, il y'a toujours en permanence 5 agents en gare payés...à regarder les gens descendre du train sur le quai: l'aiguilleur, l'ASI ( mon poste) 2 agents d'accueil plus un maître-chien. Ils appelent ça "L'humanisation des gares" ! Pffff... Amis franciliens, vous savez à quoi servent vos impôts locaux maintenant...ha oui, parce que c'est la région qui paie !
Je n'ai jamais pu m'en ouvrir auprès de mon chef, ah, quel chef mémorable : celui-ci se désintéressait totalement de ses agents et ne rataît pas une occasion de leur casser du sucre sur le dos, comme je l'ai appris à mes dépens ainsi que plusieurs de mes collègues, afin de se faire bien voir de sa hierarchie et de faire progresser sa carrière. C'est vous dire la mentalité. Un bon chef, c'est un chef qui sait aussi être à l'ecoute de ses agents, gérer l'humain, manager, c'est un métier ! Visiblement, le mien l'avait obtenu dans une pochette-surprise. Résultat, faute d'avoir pu trouver une oreille attentive à mon mal de vivre dans mes fonctions, je me suis épenché sur mon blog. Bien mal m'en a pris, puisque des collègues de la police ferroviaire que j'avais eu le tort de filmer en gare avec mon portable, m'ont dénoncé après avoir découvert la séquence sur mon blog !
Dans un billet au ton décalé, j'ai eu la phrase de trop aux yeux de la Direction : << je vous présente la grande gare internationale de Tournan où je fais semblant de travailler >> rien de bien méchant, et ce n'était pourtant que la vérité ! Ce n'est quand même pas à moi de m'inventer du travail, c'est à l'employeur de le fournir, non??? On m'a reproché en conseil de discipline de porter atteinte à l'image de l'Entreprise, comme si le public m'avait attendu pour egratigner la SNCF ! Et tous ces petits chefaillons dans leurs bureaux, tous ces cadres, plus incapables les uns que les autres, qui sont toujours planqués en réunion, et qui ne sont là que pour pondre des rapports, envoyer des notes de service fumeuses et alimenter des statistiques, a quoi ils servent, hein??? Eux aussi, ils font semblant de travailler, parce qu'il faut bien qu'ils donnent l'illusion qu'on les paye à faire quelque chose.
En réalité, c'est comme ça dans la plupart des entreprises, je ne suis pas tombé de la dernière pluie ! Mais Chuutttt ! Il vaut mieux faire la politique de l'autruche, pour ne froisser personne voyons... j'aurais dû me douter qu'il est mal vu en France de dire tout haut ce que beaucoup de gens pensent tout bas !
Peut-être que le jour où les entreprises accepteront de regarder le mal de vivre au travail en face, on ne verra plus de suicides de salariés comme chez Renault par exemple. On peut toujours rêver, mais c'est cela aussi une politique intelligente des Ressources Humaines.
14:24 Publié dans CHRONIQUES DE LA VIE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : travail, sanction, placardisation, entreprise |
|
Digg




