05.01.2009
LA TAXE TOBIN, CONTRE LA SPECULATION FINANCIERE
La crise financiere actuelle est aussi une crise ethique et morale. Le scandale de l'affaire Madoff l'illustre bien. Voilà une crapule considéré comme le gourou de Wall street, qui arrive à tromper tout son monde et à arnaquer toute la planète de 50 milliards de dollars ! Hallucinant. Contre l'avidité des speculateurs, il existe pourtant un moyen radical de refroidir leurs ardeurs, c'est la taxe tobin !
Cette taxe, cheval de bataille du mouvement ATTAC à la fin des années 90, revient sur le devant de la scène en raison de la faillite du système financier international.
Du nom du professeur et economiste James Tobin, de l'Université de Yale, qui en inventa le concept en 1972, il fût conseiller du président Kennedy au début des années 60, et prix Nobel d'économie en 1981. Cette taxe sur les transactions financieres dont le principal intéressé observa avec étonnement l'engouement qu'elle a suscité, a été popularisée par les mouvements altermondialistes qui y ont vu un excellent outil pour lever des fonds et redistribuer les richesses en direction des pays pauvres.
Même à un taux modeste, elle pourrait permettre de dégager des sommes considérables pour le bien commun de l'humanité. On parle de 290 milliards de dollars au taux de 0,25% ! Elle est en tout cas devenue le symbole de la volonté de reconquête des espaces démocratiques confisqués par la finance. Cependant, pour qu'elle soit efficace, sa mise en oeuvre nécessite un large accord international d'une part, et de neutraliser le pouvoir de nuisance des paradis fiscaux d'autre part. Ce que, soit dit en passant, les gouvernements seraient en mesure de faire s'ils s'en donnaient les moyens en taxant les transferts de capitaux en provenance de ces zones de non-droit à des taux prohibitifs . Mais la volonté politique fait cruellement défaut !
Il s'agirait donc d'instituer, au niveau mondial, une taxe unique, à taux proportionnel et de faible quotité ( 0,10 à 0,25%) collectée à la source. Pour bien fonctionner, cette taxe sur les mouvements de capitaux devrait avoir une assiette, un taux, et un recouvrement identiques dans tous les pays. Elle serait collectée et administrée par chaque gouvernement sur toutes les opérations concernant le marché des changes de ses résidents. Le produit de cette taxe serait reversé à un fond central contrôlé par une structure démocratique sous l'autorité des Nations Unies. Cet organisme devrait ensuite redistribuer le produit collecté aux pays du sud.
Il est certain que la taxe Tobin n'est pas "politiquement correct" et qu'elle serait, si elle était instituée, le seul impôt vraiment international qui permettrait de décourager la speculation et de favoriser le développement économique des pays pauvres par un mécanisme redistributif.
Il est plus que temps que les nations se mettent d'accord pour instituer cette taxe au plus vite !
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Digg
04.01.2009
LE LIBERALISME EST PERVERS ET IMMORAL

De nombreuses personnes s'accordent à dire et à penser que le système économique néolibéral est immoral puisqu'il repose que sur la recherche du profit immédiat et sur l'égoisme individuel. La crise systèmique actuelle le démontre de façon spectaculaire.
- Privatisation des profits, mais collectivisation des pertes !
C'est ainsi que la revue ultraliberale "The Economist" aux Etats-Unis, a resumé l'intervention des Etats à l'Automne. De la part de ce canard (boiteux) il y'a quelque chose de profondement troublant à faire preuve d'une telle legereté et d'une connivence insupportable vis à vis de ses patrons de banque qui ont été à ce point avides et aveugles. Il est choquant qu'ils aient été renvoyés avec des parachutes dorés de plusieurs millions de dollars, que leurs banques soient secourues à coups de dizaines de milliards de dollars , alors que plusieurs millions de menages américains ont perdu leur maison, leur emploi et toutes leurs economies de retraite placées dans les fonds de pension, et se retrouvent à camper sous des villages de tentes comme à Las Végas, la capitale du fric clinquant et ostentatoire !
Le journal disculpe avec cynisme les plus puissants et estime qu'ils peuvent faire des erreurs...ben voyons ! Les patrons partent avec de quoi assurer la vie de leur descendance sur plusieurs générations, et les entreprises sont secourues par les autorités. De l'autre côté, les ménages, eux, subissent une double peine : la perte de leur maison et les impôts astronomiques qu'ils devront acquitter pour sauver les banques qui les ont expropriés ! Voyez la perversité et l'amoralité du système !
Comment peut-t'on défendre un tel système quand des milliers de familles perdent tout : travail, maison, epargne retraite, et se voient contraints, par dessus le marché, de payer des impôts monstrueux afin d'aider les banques qui les ont conduit au bord du gouffre???
- Un système déresponsabilisant
L'Economie néolibérale actuelle est profondement déresponsabilisante. Les patrons des institutions financieres tirent un tel profit à court terme de leurs excès et de leurs folies, que même être viré n'est qu'une sanction bien douce par rapport à ce qu'ils font subir à des millions de personnes qui n'y sont pour rien et qui se retrouvent en slip, victimes involontaires d'un système qui marche sur la tête !
Mais laisser les banques faire faillite alors qu'elles sont vitales au financement de l'Economie, aurait des conséquences bien pires: l'economie s'effondrerait totalement, les entreprises s'arreteraient de tourner faute d'argent, les epargants perdraient toutes leurs economies. Il existe bien un fond de garantie en France, censé couvrir la faillite d'une banque, mais il n'est pas suffisament abondé pour couvrir tout le monde !
Par conséquent, l'Etat est, de facto, contraint de mettre la main au portefeuille pour couvrir toutes ces dérives au prix de centaines de milliards, et les banques le savent. A ce titre, les leçons de la crise sont inquiétantes : le comportement fautif et dangereux des banquiers, certains de leur impugnité, ne va t'il pas s'en trouver conforté? Après tout, pourquoi se gêner puisque les Etats viendront au final toujours à leur secours.
La question de la nationalisation des banques sous contrôle citoyen se pose dans toute son acuité. On ne peut pas les laisser faire plus longtemps !
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Digg
02.01.2009
VERS LA STAURATION DE L'INTERNET
D'après certaines sources, le réseau internet mondial pourrait arriver au bord de la saturation vers 2010, c'est à dire demain, si rien de sérieux n'est entrepris en terme d'investissements pour faire évoluer l'infrastructure. C'est en tout cas ce qu'affirme une étude américaine intitulée "The internet singulary delayed why Limits in internet capacity will stifle innovation on the web" réalisée par le cabinet Nemertes Research. L'Internet peut-t'il s'effondrer? Faut-t'il prendre au sérieux cette menace? Et pourquoi si c'est si urgent, personne n'en parle?
D'après les auteurs de l'étude, le réseau des réseaux ne peut pas s'effondrer à proprement parler, mais l'effet de saturation se traduirait par des temps de réponse extraordinairement longs, et des délais de téléchargement à rallonge pour les fichiers ( peer-to-peer, etc.) Bref, vous auriez l'impression de conduire un pot de yaourt sur une autoroute ! Cela aurait des conséquences redoutables sur l'Economie mondiale. Vous ne direz, c'est déjà le cas avec la crise puisque le monde est entré en récession, mais là, ce ne serait pas conjoncturel, mais structurel !
Les investissements pour moderniser les infrastructures de l'internet sont évaluées entre 42 et 55 milliards de dollars pour les seuls USA ! L'Etude ne le chiffre pas pour l'Europe. Sans Internet, de nombreuses entreprises ne pourraient pas exister, sans compter tous les géants du net comme Google, Youtube, E-bay, Amazon etc. qui ont été crées et vivent sur la toile ! Quant aux particuliers, qui peut aujourd'hui se passer d'internet? Que les faux-culs lévent le doigt !!! Bien sûr, ce n'est pas vital, on a vécu sans par le passé, mais on peut aussi revenir à l'homme des cavernes qui faisait du feu avec des silex avec ce raisonnement...
Internet, c'est un peu comme un frigidaire : si on vous l'enlève, où allez vous stocker vos aliments? On peut tout faire aujourd'hui sur internet ( à commencer par bloguer !) Alors, revenir au bon vieux temps du journal intime des collègiennes d'autrefois, ça m'enchante pas vraiment ! Et puis, comment partager votre passion avec la terre entière et interagir avec vos lecteurs? Sur papier, impossible...
Ne soyons pas pour autant alarmistes mais lucides : il n'y aura pas effondrement, mais ralentissement, ce qui n'est pas la même chose ! Il n'en demeure pas moins vrai que les dysfonctionnements qui s'annoncent seraient suffisaments pénalisants pour tout le monde pour détourner pas mal de personnes du réseau des réseaux. On aurait l'impression de revenir à l'époque des bons vieux modems !
Croisons les doigts pour que les mesures appropriées soient prises avant de connaître ce scénario-catastrophe.
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| Tags : internet, saturation, black-out, ralentissements |
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Digg
30.12.2008
LE NOUVEAU STATUT D'AUTO-ENTREPRENEUR
Partant du constat qu'il existe de nombreux freins à la création d'entreprise individuelle en France et qu'il est encore fastidieux et compliqué administrativement parlant de créer son activité en France, le parlement vient d'instaurer par la loi du 4 août 2008 sur la modernisation de l'Economie, le statut d'Auto-entrepreneur.
- Le régime de l'Auto-entrepreneur
Ce nouveau statut "d'entrepreneur individuel" s'adresse à toute personne physique désirant créer son activité professionnelle principale ou secondaire - dans un objectif de complément de revenus par exemple - tel que les revenus issus du blogging ou bien de commerce sur E-bay, mais qui ne souhaite pas pour cela créer une société commerciale avec toute la lourdeur des formalités que cela implique sans compter les risques encourus en matière d'engagement du patrimoine du créateur ou de responsabilité juridique en cas de fautes de gestion. Ces risques sont évités avec le statut d'Auto-entrepreneur.
De fait, ce nouveau statut vous dispense de l'immatriculation au registre du commerce et des sociétés. (R.C.S) Le régime de l'Auto-entrepreneur, obligatoire, s'applique à compter du 1er janvier 2009.
Il permettra de pouvoir débuter et interrompre facilement une activité indépendante qu'elle que soit votre situation : salarié, chômeur, étudiant, retraité etc. Bien sûr, le Gouvernement met en avant le souci de clarifier et d'officialiser la situation sur le plan administratif et juridique, mais on ne peut s'empêcher d'y voir la volonté de l'Etat de prélever sa dime sur les revenus jusqu'àlors non-déclarés des internautes notamment.
Voici les points à retenir :
- la déclaration et le paiement des charges sociales sera simplifiée et allégée puisque l'impôt sur le revenu et les cotisations sociales liées à l'activité seront payées forfairement chaque mois en un prélevement unique de 13% qui s'appliquera sur le chiffre d'affaires réalisé : par exemple, si un mois donné, vous faîtes un chiffre d'affaires de 1000€, vous paierez 130€ qui couvrieront votre impôt sur ce revenu et les cotisations sociales afférentes. Plus besoin donc de le déclarer sur votre déclaration de revenus ! En revanche, si vous n'encaissez rien, vous ne paierez rien et n'aurez rien à déclarer.
- Vous êtes dispensé du paiement de la TVA, ce qui vous ouvre droit au régime fiscal de la micro-entreprise : réservé aux personnes physiques exerçant à titre individuel, il implique de réaliser un chiffre d'affaires annuel inférieur à un certain seuil :
- 80.000 € pour les activités de vente de marchandises, d'objets ou de fournitures
- 32.000 € pour les activités de prestations de services.
- Vous êtes affilié à la Sécurité Sociale et validez des trimestres de retraite
- Grâce à un système de versement libératoire ( prélevement de 13% ) l'Auto-entrepreneur peut calculer très facilement son prix de revient et il lui permet en outre de ne pas avoir à publier la société au journal officiel.
- Avec ce régime, vous n'êtes pas soumis à l'impôt sur les sociétés et vous êtes exonéré de la taxe professionelle pendant 3 ans à compter de la création d'entreprise.
- Il n'est pas nécessaire de signer un contrat de travail.
- Comment se déclarer comme Auto-entrepreneur?
C'est très simple ! 2 solutions s'offrent à vous : soit vous optez pour la déclaration par internet sur le site http://www.lautoentrepreneur.fr ou bien alors auprès du Centre de formalités des Entreprises (C.F.E)
Pour cesser son activité, la encore, une simple déclaration auprès du C.F.E sera nécessaire.
Vous pouvez consulter pour plus d'informations, le guide édité par le Ministère de l'Economieet des Finances.
12:50 Publié dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : auto-entrepreneur, nouveau statut, régime fiscal, micro-entreprise |
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Digg




